vendredi 18 août 2023

 Dans mon cercueil j’entendrai probablement des personnes parler ou rire ou pleurer

Mais que pourraient-elles bien faire pour me ramener en vie si tant est que je le veuille et elles aussi...

J’ai assez vécu; je ne tiens pas à être immortel.

J’ai fait le tour du jardin : beaucoup de fardoche, quelques fleurs et de la boue partout

Dans mon cercueil je serai seul et j’espère qu’on me foutra la paix, avec ou sans pardon, avec ou sans tendresse.

Je fus privilégié, sans mérite, et j’ai fauté plus souvent qu’à mon tour; quelques gloires, beaucoup de procès; quelques joies, beaucoup de solitude.

Je ne recommande pas la vie sur terre, sous terre non plus; mais puisque j’y étais, autant faire le voyage.

Dans mon cercueil, je n’attendrai plus rien; je reposerai.

 

(N.B. : je ne suis pas actuellement mourant)

 

 

mercredi 16 août 2023

 Tu m’emmèneras au paradis, dis?

Là où le ciel et la mer sont bleus

Les fleuves et les lacs aussi.

Là où on peut faire pipi partout

Comme les chiens et les toutous.

Là où les plus méchants

Font griller des guimauves sur des feux de bengales.

Là où la fée des dents les remets dans la bouche des vieux.

 

Quand tu m’amèneras au paradis

Je serai un ange.

Je chanterai des millions de chansons douces avec ma maman

Et puis nous recommencerons.

Je bercerai plein d’enfants avec mon papa

Et nous les garderons bien au chaud.

 

Tu m’emmèneras au paradis, dis?

Là où les gens disent ce qu’ils pensent

Et font ce qu’ils disent.

Là où tout le monde est gentil

Même les lions et les fusils.

 

Quand tu m’amèneras au paradis

Je pleurerai pour ceux qui n’y sont pas.

 

dimanche 7 mai 2023

 

Massages de cerveau

(Vous n’avez pas à penser ce que je pense mais vous avez à penser.)

 Pierre-Yves Boily, Ph.D,

2023

 

Penser

Penser n’est ni simple ni fréquent.

On peut penser qu’on pense mais, la plupart du temps, on répète ce qu’on a appris à penser.

Penser n’est pas méditer; c’est un acte de volonté.

Penser n’est pas réfléchir; c’est un acte de création.

Penser n’est pas intuitif; c’est un acte de raison.

Pour avoir une pensée neuve, il faut baigner dans les pensées anciennes.

Pour penser, il nous faut au moins trois idées différentes, opposées, étrangères.

Une libre pensée se critique elle-même, et beaucoup.

Penser est troublant, dérangeant, exigeant pour soi-même.

Penser ne peut se faire qu’en se référant aux autres par la pensée; nul ne peut penser par soi-même.

Penser ne mène pas à la sagesse mais à la révolte.

La pensée contourne la violence, refuse la mièvrerie, désamorce les croyances.

La pensée commande beaucoup de courage et d’énergie; voilà pourquoi peu de personnes pensent et si peu.

La pensée sait que l’émotion et les sentiments rendent esclaves de la pensée de ceux qui ne pensent pas.

La pensée se communique et fait penser sinon elle n’est que manipulation.

L’art est une forme de pensée; voilà pourquoi la plupart des artistes n’en sont pas.

(Penser relève de la gymnastique; plus le cerveau pense, mieux il pense; plus je pense la même chose, moins je pense.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je

Je est un esprit flou avec un corps changeant dans un monde hostile.

L’esprit se compose de mémoire biologique et culturelle, d’intelligence intuitive et rationnelle, et de folies (distorsion, rêve, risque, fantaisie).

Le corps se compose en décomposant les choses et les autres je, puis il se décompose en se composant un monde.

Le monde est hostile au je puisque l’univers ne veut rien et n’obéit à rien.

Je ne peut rien sans ils;  les autres m’obligent à m’ouvrir et à me fermer.

Je ne connais pas je autrement que par brides et apparitions fantomatiques.

(C’est compliqué et complexe de penser, voilà pourquoi ce n’est pas une activité fréquente, surtout pas socialement parce qu’on risque de se faire accuser de compliquer ou de simplifier les choses quand on dit ce qu’on pense.)

 

Donc

La logique donne l’illusion de comprendre le chaos de l’univers

La logique permet de bâtir des villes et des bombes.

Un humain logique devient un sous-ordinateur.

La pensée logique offre les mathématiques jusqu’à devenir illogique.

La science est logique au point de devenir dangereuse

L’humain peut être logique mais il ne doit surtout pas l’être

(Accuser quelqu’un d’être illogique est un compliment)

 

 

 

 

Existence

Les personnes s’inventent des raisons d’exister; ces raisons tuent les autres.

Dans l’Univers, l’existence de chaque personne n’est même pas un détail.

Personne ne décide d’exister mais beaucoup tentent de décider comment les autres existent ou n’existent pas pour eux.

Les maisons et les arbres existent plus longtemps que nous.

L’existence n’a aucun sens, heureusement sinon nous serions tous hors d’ordre.

Notre existence vient des autres et tente de les annuler; le nombril en est le symbole.

Exister demeure une immense misère à laquelle nous sommes très attachés.

Shakespeare écrivait «Être ou ne pas être?», alors que la vraie question se formule ainsi : tant qu’à être, comment?

La question du suicide pose celle du néant de l’existence, et elle n’y répond pas.

(Ma mort ne vous concerne pas, ni moi non plus)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liberté

La liberté s’atteint rarement et pour peu de temps.

La liberté peut dire Non ou Peut-être.

Les autres sont le risque de la liberté.

Il y a très peu de choses dans la vie que nous choisissons, peut-être seulement notre indignation et notre révolte, et encore.

Les personnes qui cherchent à clamer leur liberté ont intérêt à avoir autre chose à proposer.

 

(Penser librement suppose tellement de travail,  de rigueur et de courage; je ne suis pas certain de le pouvoir).

         

Intelligence artificielle

L’I.A. est la troublante démonstration qu’il y a bien peu de penseurs et de créateurs.

Tout ce que les machines peuvent faire n’est pas humain.

Ceux qui craignent l’I.A. craignent de constater que leur intelligence est artificielle; le roi est nu.

‘Faire une pause’ dans le développement de l’Intelligence Artificielle : une bonne blague.

L’I.A. finira par faire disparaitre les banques, les bourses, les courtiers, les avocats, les médecins, les journalistes, les profs, les architectes, les ingénieurs, les fonctionnaires, les vedettes, les marchands et la pauvreté. Ne restera que les chercheurs, les menuisiers-assembleurs, les juges, les pédagogues, les législateurs et les préposées aux bénéficiaires.

(Attention de dire que j’exagère; ce texte est sur ordinateur).

 

 

Joie

Souvent confondue avec le bonheur, subi et espéré, la joie existe par décision.

La joie vibre de l’adéquation entre l’être et l’agir.

La joie tisse les vacances de la forme et du fond; aucune image n’est joie ni aucun objet.

Le rire c’est la joie qui éclate; le sourire, la joie qui pénètre.

Il y a de fausses joies, liées à des espoirs ou à des mérites.

Il y a de vraies joies, liées à des étonnements et des douceurs.

Personne ne peut commander la joie, surtout pas les humoristes.

La joie des enfants passe par la sécurité; la joie des adultes passent par le risque.

(Quand vous ne saurez comment interpréter mes propos, imaginez que je souris).

 

Psychologie

La psychologie est l’art de faire croire que la vie devrait être facile.

La psychologie est fondée sur des croyances pires que les religions puisqu’elle revendique la science.

Les psychothérapeutes sont des sorciers qui font beaucoup de dégâts.

La santé mentale est d’abord et surtout une question de bien-être social lié à l’isolement et aux manques de ressources collectives.

Tout le discours actuel sur la santé mentale vise à vendre des médicaments pour faire taire les révoltes légitimes.

 

(Vous me direz que des psys et des drogues vous ont aidé; à quoi? À vous conformer aux attentes?)

 

Amour

Il y a autant de définitions de l’amour qu’il y a de véritables amoureux, et ceux-ci sont très rares

L’amour cherche la trahison, et la trouve ou la fait.

L’amour n’a rien à voir avec la paix car il devient haine ou châtiment.

L’amour maternel étouffe; l’amour paternel éloigne.

Dans l’amour conjugal, une des deux parties n’a aucune idée de ce qui se passe.

L’amour universel gère les Bourses de New York, de Londres et de Tokyo.

L’amour pollue les ondes juste un peu plus que les gaz.

Les religions prônent l’amour au prix de l’intelligence.

 

(Vous pouvez faire des commentaires sur ma façon de dire ce que je pense; cela vous évitera de dire ce que vous pensez).

 

 

Paix

La paix passe entre deux guerres, entre deux étrangers, entre deux revendications.

La paix s’offre, elle ne se ressent pas.

Quelqu’un en paix avec lui-même oublie ou nie le monde.

La plupart des personnes qui veulent la paix profitent des guerres des autres.

La paix entre humains est forcément une illusion ou une incompréhension.

Les gens paisibles profitent des efforts des autres.

Les religieux qui proposent ou réclament la paix devraient d’abord se taire, et ensuite aller mourir à la place des victimes.

Rien dans l’univers n’est en paix.

Les personnes qui souhaitent ou réclament la paix ne veulent surtout pas croire qu’elles y sont pour quelque chose.

(J’aimerais bien vous foutre la paix mais je n’ai aucune idée de ce que c’est).

 

Sens de la vie

La vie a peut-être un sens mais, unique, et il aboutit à un cul-de sac.

Pourquoi faudrait-il que la vie se justifie?

Admirer la complexité de l’Univers prend déjà plus qu’une vie.

Ma vie n’a pas de sens dit la personne souffrante, et elle a raison.

Donner un sens à sa vie dit la sagesse, et elle a tort.

Tout sens à la vie exclut des millions de personnes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La richesse

Les riches ne le méritent pas, les pauvres non plus.

La richesse n’a rien à voir avec le talent ni avec l’effort.

Les riches ont des millions d’esclaves cachés dans leurs comptes de banque off-shore.

Les quelques millions de riches ne reconnaissent même pas qu’ils sont à la source des problèmes des milliards de pauvres.

La classe moyenne sert les riches et protègent leurs richesses. Elle est de moins en moins nombreuse car les ordinateurs effectuent mieux ce travail.

Les artistes et sportifs riches sont des idoles creuses comme les banquiers et les PDG internationaux. Aucun ne sait penser autrement qu’à gagner.

          Les riches gentils n’existent pas car ils seraient pauvres.

 

 

 

 La sexualité

 La sexualité mène le monde et il suit.

La sexualité active la sensualité, le désir, la sensibilité, la procréation et la publicité.

Actuellement les mâles et les femelles nagent dans la confusion et l’incompréhension, et cela date d’environ 23000 ans.

La violence sexuelle n’a rien de sexy, même entre consentants.

Les plus violents en termes sexuels sont les religieux. Les soldats sont violents mais c’est leur métier.

 

(Je suis prêt à changer d’idée sur n’importe quel sujet; vous en avez une à me proposer?)

 

 

 

La politique

En démocratie, la politique consiste à corrompre l’opinion publique pour que les citoyens pensent qu’ils pensent

En dictature, la politique consiste à corrompre l’opinion publique pour que les citoyens pensent que le leader pense.

La politique donne l’impression que les leaders, élus ou désignés, dirigent quelque chose alors que les banquiers savent qui dirige.

La politique citoyenne est l’art de discuter pendant qu’on se fait abuser.

L’égalité en politique est la seule voie intelligente et saine; et le monde n’est ni intelligent ni sain.

Les artistes ne veulent pas d’ingérence politique mais ils veulent des subventions pour faire un art politique

Les entreprises ne veulent pas d’ingérence politique mais elles veulent des subventions pour influer sur les politiques

(Actuellement nous avons la démocratie et le capitalisme comme système mais ne vous inquiétez pas,  ils s’inter-auto-détruisent. Qu’avez-vous à proposer pour après?)

 

 

 

 

 

 

 

La civilisation

          Les civilisations se sont toutes auto-détruites.

Un être civilisé tue avec classe.

Les civilisations pacifiques furent toutes éliminées par les civilisations dites développées.

Beaucoup de gens cultivés ne sont pas civilisés et vice-versa.

Une civilisation peut être fondée sur le sport et le spectacle mais les athlètes et les acteurs ne sont pas des gens cultivés ni civilisés.

 

 

Les lois

          La Nature n’a pas de loi, tout y est chaos et changements continus.

Les lois humaines essaient d’organiser le chaos; elles illusionnent un moment puis viennent les révolutions.

Les périodes de troubles appellent les lois; les périodes de paix inquiètent les soldats.

Les lois et les droits forment des barrages qui obligent les fleuves privilégiés à contourner les tribunaux des bienpensants pour inonder les pauvres espaces des sans droits.

( Et la justice me direz-vous?- Même dans vos rêves il n’y en n’a pas).

         

 

 

 

 

 

La guerre

Il n’y a pas de guerre juste ou défensive ou préventive ou sainte; il n’y a que la guerre sale.

Sur dix ans une guerre semble justifiée; sur mille ans rien n’y paraît, pas même les morts.

La guerre ne règle rien car elle n’a pas de règle, sauf celle du vainqueur...et encore...

Certains pays sont plus belliqueux que d’autres; les USA les dépassent tous puisqu’ils entretiennent des guerres entre eux et dans le monde depuis leur création.

          Certains sont tellement contre la guerre qu’ils peuvent tuer pour l’arrêter

( J’affirme beaucoup, c’est un de mes points faibles.)

 

Croyances et foi

Croire consiste à laisser son esprit divaguer.

Les croyances sont mortelles puisqu’elles nient l’expérience de la vie

Les croyants croient que ceux qui ne croient pas devraient croire ce qu’ils croient, ou tout au moins en quelque chose.

Les croyants ont tellement peur des athées que cela en soi est une preuve de la vacuité de leurs croyances.

Ceux qui ne croient en rien réfléchissent.

La foi partagée divise.

La foi empêche de voir l’autre.

Bouddha, Mahomet, Jésus courraient après l’au-delà, et ils sont morts.

Confucius, la Thorah et les Védas courraient après un ordre du Monde pour y faire entrer tout le reste, mais le reste est infini.

Les théologiens de toutes tendances représentent les plus grands dangers pour la sagesse et l’intelligence humaine puisqu’ils se fondent sur des prémisses indiscutables.

( Les croyants croient que ce qu’ils croient existe et que ce que je ne crois pas existe aussi; d’ailleurs les croyants croient que je ne devrais pas exister et moi de même).

 

 

Vieillir

          Vieillir permet de se poser les mêmes questions plus longtemps

          Les vieux n’ont rien compris et ils le savent

Quand le corps vieillit, l’esprit en souffre; quand l’esprit vieillit, le corps le cache.

Jusqu’à vingt ans on veut vieillir puis on n’y tient plus.

La vie n’a pas de prix, voilà pourquoi on tue autant

Mourir dans la dignité, quelle prétention pour cacher la peur, légitime, de la souffrance.

Vieillir n’est pas un problème mais vivre en est un

Vieillir en paix, quelle illusion!

De Gaulle disait que la vieillesse est un naufrage alors qu’il coulait comme un char d’assaut depuis 50 ans.

(Je suis vieux et je profite de tout sauf de mes jambes, de mes pieds, de mes bras, de mes...)

 

 

 

 

Les Menteries

          Les menteries viennent de mensonges que l’on croit vrais

Les bonnes âmes s’émeuvent devant la misère des autres sans jamais reconnaitre que ce sont elles qui la provoquent.

Les menteries se transmettre entre générations en sautant celle du milieu.

          Les menteries permettent aux bonnes gens de dormir sur un tas de cadavres

 

(J’ai un style prétentieux et bravache selon les gens humbles qui me jugent en toute humilité.)

 

 

 L’individualité

          L’autonomie prétends se gérer seule, à grands coups de prétentions.

Les personnes très personnelles ont connu très peu de personnes

Les gens authentiques se trouvent chez les antiquaires

Personne ne sait vraiment qui il est, pas même sur une photo.

Quelqu’un qui dit vous connaitre à fond se méprend sur lui-même

Après toute une vie, on finit par ressembler à ses parents

 

 

 

 

 

 

 

 Le capitalisme

Dans le capitalisme, les pauvres financent les États qui financent les riches; dans le communisme les pauvres financent l’État et les riches déménagent.

Dans le capitalisme moins ton travail importe, plus il est rémunéré et vice-versa; ainsi pour les gardiennes d’enfant vs les banquiers.

Ceux qui réclament les plus haut salaires disent le mériter soit parce qu’ils ont pris des risques avec l’argent des pauvres, soit parce qu’ils ont étudié longtemps avec l’argent des pauvres.

Les capitaux suivent les guerres et les font, sous prétexte que les banquiers recherchent la stabilité des lois.

 

 

Médecine

          L’art de la médecine consiste à faire croire que c’est une science.

Les gens meurent avec ou sans médecins; la différence est dans le prix

Les médicaments ne guérissent pas; ils voilent les symptômes.

Les médecins aident à supporter la douleur et les drogues aident à supporter les médecins

Les deux plus grandes avancées des deux derniers siècles en médecine sont la salubrité publique et la qualité de l’alimentation; actuellement elles ont tendance à reculer.

(Ah! Que je suis méchant avec les docs qui sont si gentils, serviables et très très très bien payés, même dans les pays pauvres.)

 

 

 

 

 Les médias

          Les médias devraient méditer avant de chercher des scoops

          Le sang, le sexe et le sport, dans la politique comme ailleurs

Pourquoi annoncer que le président va annoncer que la loi va annoncer que...?

Dans la nouvelle, les vieilleries occupent toute la place

Les informations les plus importantes sont en page 47.

La source d’une nouvelle informe beaucoup plus que celle-ci.

 

 

 

 

Critiques

          Les critiques s’avèrent essentielles au cerveau qui les formule.

          Sans critiques les démocraties deviendraient ce qu’elles sont actuellement

          Rien dans la vie ne mérite une approbation complète

Les jeunes qui critiquent se préparent seulement à être des vieux qui critiquent

La véritable critique n’a ni le pas ni le ton.

Se poser devant l’Univers et ne rien répondre, voilà la noblesse de l’humain

La critique des autres relève de la santé mentale; l’autocritique assume la folie.

          (La preuve que j’exerce mon esprit critique est que je déclenche le vôtre.)

 

 

Famille

          En famille, la vérité disparait

          Les parents font tout pour que les enfants fassent tout, et vice-versa.

Les familles heureuses et équilibrées constituent un danger pour leurs membres.

Les sociétés protègent les familles qui protègent leur pécule.

La vie de famille déguise l’enfer en paradis perdu.

Les mères sur qui reposent la vie de famille font en sorte que personne ne se repose de leur dévouement.

Les pères sur qui reposent la vie de famille donnent le change.

Les grands-parents sont parfaitement inutiles; les bébés aussi.

 

 

 Solidarité

          La solidarité couvre les périodes où l’égoïsme ne suffit pas.

          Les armées exploitent la solidarité au maximum.

Les assurances fournissent des fonds de solidarité permettant aux banquiers de fuir avec l’argent.

Devant l’immensité de l’Univers nous devrions nous sentir seul, extrêmement seul, puis un peu solidaire.

 

 

 

 

 

 

Comprendre

          Comprendre suscite d’abord une joie, celle de s’ouvrir à la vie.

          Puis comprendre entraine une crainte : celle de se tromper.

          Ensuite comprendre conduit à l’angoisse de l’insuffisance.

          Enfin comprendre offre la sérénité devant la complexité de l’Univers

          Personne ne comprend vraiment quelqu’un.

Personne ne se comprends vraiment.

Socrate avait tort; je sais que je sais et je sais que mon savoir change

Platon avait tort; il n’y a pas d’idéal car les idées sont toujours impures.

Aristote avait tort de vouloir tout classer pour comprendre; il a fini en bibliothèque.

Épicure avait raison et son œuvre fut détruite.

Montaigne avait raison et il était un des rares à avoir compris Épicure.

Spinoza et Descartes, même combat! Les deux sont restés cachés de leur vivant pour éviter le lynchage.

Kant, Hegel, Heidegger : tous les dégâts de la ‘pensée allemande’.

Locke et Humes, tous les dégâts de la ‘pensée britannique’.

Nietzche, Wittgenstein, Thoreau, des solitaires tourmentés et combien apaisants.

Comprendre commande une convulsion du cerveau, une révolution de l’âme, une opération à corps ouvert.

Comprendre peut relever de la subtilité la plus sensible comme avec Jankélévitch, ou de la révolte la plus radicale comme avec Camus.

Ceux qui comprennent sont rarement compris.

(Vous n’êtes pas obligé de connaitre tous ces philosophes; je vous recommande les romans d’Arundathi Roy, ou ceux de Auður Ava Ólafsdótti c’est mieux.)

 

 Musique.

Pouvoir inouï sur tous nos sens, la musique engourdit la peur, élève ou abaisse l’esprit, accompagne le rêve, impose le rythme du cœur.

Jouer d’un instrument condamne à la recherche de la vibration commune de l’âme et du corps.

La musique fait les mœurs, militaires ou débranchés, pédants ou spiritueux, sirupeux ou complètement désarticulés.

Lire en écoutant de la musique, rien ne reste.

Écrire ou peindre en écoutant de la musique, induction de transe garantie.

La musique se porte hors du temps, comme la plupart des moments humains, sauf le travail et la douleur.

La musique et les poèmes sont proches; certains nomment cela slam ou rap ou chanson.

Vive Rag’and bones, Grand Corps malade et David Goudreault!

 

 

Les arts

Les arts crient la recherche d’infini, le refus de la mort.

Les artistes quêtent l’approbation en chiant sur leurs proches

Les artistes humbles restent inconnus.

Nous sommes tous artistes et créateurs mais certains le prétendent plus que d’autres.

Les artistes craignent l’I.A. et ils on bien raison; ils vont être démasqués.

 

 

 Beauté

          La beauté provoque un choc qui reste marquant

          La beauté n’est pas une question de goût mais une question de faim

          Ce n’est pas parce qu’une beauté est déclarée qu’elle l’est

Reconnaitre la beauté suppose de connaitre à fond la laideur, la tiédeur, et les copieurs.

Ceux qui trouvent que les bébés sont beaux n’ont aucune idée de la merde

Ceux qui trouvent que les vieux sont beaux n’ont aucune idée de la merde.

Une belle sculpture donne envie de toucher; une belle peinture donne envie de se perdre; une belle littérature donne envie d’avoir envie; une belle musique donne envie de rester en vie; une belle danse se vit sur le trottoir; une belle personne donne envie.

 

 

Travail

Trois types de travail : l’abrutissant, le constructif, le créatif; la plupart sont les trois.

Sans travail, le temps est long; avec un travail on sait pourquoi.

Si les travaux étaient rémunérés à leur juste valeur ajoutée, les gardiennes d’enfants seraient milliardaires et les banquiers, très pauvres.

Les vacances, les congés, la retraite, la rente ne sont que des illusions qui exploitent des esclaves qui ont la décence de rester dans leurs pays respectifs.

Les humains qui travaillent beaucoup sous prétexte d’aimer ça ne savent rien de l’amour.

En faire le moins possible et le faire bien, travail ou jeu, culture ou détente.

 

 

 Souffrance

La douleur atroce, nouvelle, inquiétante, irradiante, consternante, étouffante, absorbant toute l’énergie, toute l’attention, toute résistance; la douleur quoi...

          On peut souffrir en silence ou en criant; ça change tout, pour les autres

Le regard de celle qui souffre, abyssal, incompréhensif, impuissance inouïe, au-delà de l’indicible.

Ceux qui font souffrir les autres incarnent le mal dans toute son inconscience.

Rien ne justifie la souffrance, même pas le mieux-être ou l’apprentissage

Nietzche disait que ce qui ne tue pas rend plus fort; il est mort débile.

 

 

 

 

Désir

          Être désiré permet de penser à autre chose

          Désirer permet de ne penser qu’à une personne

          Le désir court-circuite tout le cerveau et en fait son esclave

          Sans désir, la mort s’annonce

On meurt même si on est désiré

On ne peut désirer la mort sauf pour cesser de subir la vie         

 

 

 

 

Plaisir

          Plaire, se plaire, prendre du plaisir, donner du plaisir, la fête de l’existence.

S’il-vous-plait...il me plait...mon plaisir...avec plaisir...faites-moi plaisir : politesses.

Le vrai plaisir, extase, orgasme, long hurlement, vaste expiration, oubli total du présent.

Le plaisir sexuel partagé demande beaucoup trop d’investissement et rapporte très peu.

 

 

 

 

 

Solitude

          La condition humaine nécessaire pour se détacher de l’animal.

Dans la foule ou dans le désert, la capacité de sentir ses pieds reliés à la terre, et sa tête reliée au cosmos, et vice-versa.

Si la solitude devient une souffrance, alors la prison devient une solution.

Jusqu’à la fin, les autres restent un problème.

Si chacun pouvait vivre sans justifier ses peurs, ses fatigues et ses limites, la solitude serait une béatitude.

La solitude repose, l’isolement tue.

Grâce à la musique, à la marche, à la peinture, la solitude s’épanouit; grâce à la lecture, à la télé, à la danse, les autres peuvent partager la leur.

 

 

Isolement

L’isolement le plus difficile se retrouve à l’hôpital, en prison, dans une cour d’école ou une discothèque, dans une tranchée, sous les bombes.

L’isolement demeure la plus grande des punitions, et malheureusement les enfants en sont souvent les premières victimes.

Les vieillards isolés souffrent dans leur merde ou dans leurs souvenirs.

Des conjoints isolés acceptent que l’amour n’est pas tout et que l’autre non plus.

Des millions de personnes concèdent leur intégrité pour ne pas être isolées.

Parler pour parler; se visiter pour se fréquenter; manger ensemble; pour rire, pour s’entraider, pour se comparer, pour se retrouver à nouveau seul et bien.

 

 

Destin

S’il y avait un destin, l’univers n’existerait pas. Cependant, l’univers est le destin des existences.

Personne n’a de raison de vivre; ce n’est d’ailleurs pas requis.

Celles qui croient en leur destinée croient aussi à l’astrologie, à la pensée positive, à la liberté personnelle et à l’enfer.

Le destin excuse toutes les maladresses et les méchancetés exercées sur les autres.

Tous les enfants qui meurent de faim contestent le destin; toutes les victimes de viol aussi.

 

 

 

Éducation

L’éducation transmet les croyances, les fantasmes, les exigences morales d’une civilisation en faisant croire que cela forme le réel, la vérité et le savoir

Les gens les mieux éduqués ne dérangent personne et laissent les fous diriger la planète

L’école ne transmet ni le savoir ni l’éducation; la rue, les jeux, la télé et les livres le font , et malheureusement, les religions.

Se décharger des attentes de sa tribu et s’ouvrir au chaos de l’univers, voilà la véritable éducation.

 

Littérature

          La littérature permet de vivre la vie que quelqu’un imagine.

          Écrire libère les fantasmes; lire les confirme.

Un jour, personne ne saura plus écrire; puis un jour, personne ne saura plus lire; la vraie vie sera complètement oubliée au profit du bien-être béat.

Les livres les plus populaires ne disent rien; les livres les plus révélateurs, sensibles, intelligents et cultivés sont peu lus.

 

Danse

          Le corps danse pour libérer l’esprit ou pour l’engourdir.

          Les corps dansent ensemble ou se nient les uns les autres.

          Danser fait apparaitre la musique ou la transcende.

Il y a des millions de rituels de danse qu’il faut connaitre avant de croire à une expression personnelle.

Danser fait passer le cœur dans les extrémités.

Sans transe, pas de danse.

 

Abus

L’abus correspond à un jugement dénigrant la dignité ou l’existence de l’autre

Tous les «intervenants» abusent en prononçant des diagnostics et des classements des personnes et de leurs comportements

L’abus est une des formes de contrôle hiérarchique social; dans les groupes anarchiques (sans hiérarchie), l’abus est impossible et même impensable.

 

 

 

 

 

 

Haine

          Tous veulent mordre; quelques-uns le font.

          Tous veulent la paix...à leurs conditions.

          Pour haïr, il faut croire que nous méritons mieux.

La haine est beaucoup plus forte que l’amour, n’en déplaise aux poètes...morts

Les populistes sont haineux; plus facile ainsi d’être compris et suivis.

 

 

 

 

 

Éthique, Morale et Préjugés

Le bien et le mal, le mieux et le moins pire, l’acceptable et le non, le préjudice et le préjugé, l’évolution et l’inertie, qui décide de quoi? Sur quelles bases?

Tous les «ismes» vont aux extrêmes et tuent l’intelligence du moment et du contexte, autant les «ismes» dits progressistes comme le féminisme, le démocratisme, l’égalitarisme, le wokisme, le politicaly correctiste, le socialisme que les «ismes» dit rétrogrades comme le racisme, le conservatisme, le corporatisme , le capitalisme, le sexisme.

Plus on connait un contexte et une histoire moins on peut juger des gens et des actes.

Les religions, même dites modérées, s’appuient sur des préjugés non-négociables qui enlèvent toute capacité de discussion et qui ordonnent ultimement le jugement moral.

Les gens sans morale sont dangereux parce qu’imprévisibles; ceux avec une morale sont dangereux parce que trop prévisibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Femmes et hommes

Les différences entre les femmes et les hommes est le plus grand sujet de débat depuis l’âge des cavernes.

Le fait d’être une femme ou un homme est une question de chromosomes

          La façon d’être une femme ou un homme est une question de culture

La psychologie humaniste charrie sur tout le reste en laissant croire que nous pouvons choisir notre identité.

L’accouchement et l’allaitement distinguent clairement les hommes et les femmes, que ces gestes soient posés ou non.

Le corps n’est pas un territoire de droits mais de conditions physiques

Le caractère individuel des femmes et des hommes varie en fonction de leur environnement et de leurs conditions de vie.

Il n’y a pas d’attitudes et d’aptitudes spécifique à chaque sexe, même en rapport avec la naissance.

La plupart des civilisations ont fait comme la plupart des espèces animales : elles ont inventé des identités mâles et femelles, en rapport surtout avec la survie du groupe.

Les enfants qui «se sentent» d’un autre sexe sont abusés par les psys et la société car il n’y a pas de «senti» relié au sexe, même l’attirance et le désir sont culturels.

Les trans s’auto-administrent cet abus.

La question de inégalités sociales fondées sur le sexe, la race ou l’âge doit être résolu par la dignité de toutes et tous, et non par le droit pour tous d’exploiter ou de définir les autres.

(Vous n’avez pas à m’accuser de penser mais vous pouvez m’accuser de dire ce que je pense, surtout quand vous ne pensez pas ce que je pense sans savoir vraiment ce que vous pensez.)

 

 

Changements climatiques

Nous avons gravement abusé et les pauvres, la majorité de l’humanité va payer et mourir pour cela; d’ailleurs cela est déjà commencé.

Les riches pollueurs (i.e. nous) vont s’en sortir avec les robots, les centrales nucléaires et les climatiseurs.

Les arbres, les animaux et les esclaves disparaitront complément d’ici la fin du XXI siècle et personne n’en sera étonné.

L’arche de Noé , part two.

Les films de science-fiction racontent des vieilles choses.

Heureusement j’aurai connu Mahler et Chostakovitch.

Les grands scientifiques et le secrétaire général de l’ONU ont reconnu la planète en perdition; sauve qui peut!

(J’aimerais bien que l’on enferme dans des navettes les dix mille personnes les plus riches, et qu’on les laisse sur la rampe de lancement) .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernement mondial

Le seul espoir est un gouvernement mondial élu directement par tous les humains avec un mandat de dix ans non renouvelable.

Il y aura autant de gabegie et de corruption dans un gouvernement mondial que dans tous les gouvernements mais la planète aura quand même des chances d’être entendue.

Les arguments économiques et financiers devront être complètement évacués des débats et considérés comme nuls.

Les Bourses et les Banques, comme tous les autres jeux de hasards et les escroqueries seront limitées à leur portion congrue.

Tous les humains auront droit à la survie, à la vie et au bien-être sans avoir à subir quelque menace que ce soit.

Ceux qui déclareront que ces termes sont utopiques devront subir une université durant au moins 5 ans à temps plein.

(Je sais bien que vous savez bien que c’est possible; y’a que les voleurs qui nous dirigent qui croient ou veulent faire croire le contraire).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Après

Après nous il y aura la vie, sans nous.