Le fleuve allonge son parcours
Comme mon amour, mon amour
Et je le longe tous les jours
Comme mon amour, mon amour.
Il monte en fracas et s'éteint en douceur
Il brise et il bise puis il change de couleur
Frissonnant vaguement ou lac d'huile et d'odeurs
Paix infinie, ferveur et langueur
Comme mon amour, mon amour.
Le fleuve s'étire ou se teint de retours
Comme mon amour, mon amour
Et je le goûte dans tous ses atours
Comme mon amour, mon amour.
Il se fait roches et lames pour naufrageurs
Il se roule en tonnerre et gronde son ardeur
Remontant les rivières, inondant même les fleurs
Retirant sa douleur jusqu'à un filet de peur
Comme mon amour, mon amour.
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